Financer le rachat d'une entreprise

Parts sociales, fonds de commerce, concurrent ou société que vous dirigez déjà : chaque rachat obéit à une logique bancaire différente. Nous identifions la bonne, montons le dossier et le défendons devant les banques jusqu'à l'accord.

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Quatre façons d'acquérir, quatre logiques de financement

Le montage dépend moins du montant que de ce que vous rachetez, et de votre place dans l'entreprise avant l'opération.

  • Rachat de parts sociales & LBO

    Vous rachetez les titres d'une société, avec son historique, ses contrats et ses dettes. Le financement passe presque toujours par une holding de reprise, qui s'endette puis se rembourse grâce aux dividendes de la société rachetée.

    Pour qui : repreneurs externes, associés qui montent au capital, dirigeants qui reprennent seuls.

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  • Rachat de fonds de commerce

    Vous rachetez l'activité (clientèle, droit au bail, nom commercial, matériel) sans reprendre la société ni son passif. La banque finance un actif précis et regarde de près le bail et la rentabilité du site.

    Pour qui : commerces, hôtellerie et restauration, officines, cabinets, activités attachées à un lieu.

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  • Croissance externe

    Vous dirigez déjà une entreprise et vous rachetez un concurrent, un fournisseur ou une activité complémentaire. La banque analyse le futur ensemble : sa capacité de remboursement cumulée et des synergies réalistes, pas celles du business plan.

    Pour qui : PME en développement, groupes de professions réglementées, réseaux multi-sites.

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  • MBO / MBI

    Vous reprenez l'entreprise où vous travaillez (MBO) ou vous arrivez de l'extérieur pour la diriger (MBI). Le dossier repose autant sur l'équipe que sur les chiffres : la banque finance des dirigeants avant de financer un bilan.

    Pour qui : cadres dirigeants, équipes de direction, managers expérimentés à la recherche d'une affaire.

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Ce que la banque regarde, quel que soit le montage

Un comité de crédit ne lit pas un dossier d'acquisition comme vous. Sa première question est simple : l'entreprise rachetée peut-elle rembourser la dette qu'elle va porter, directement ou à travers une holding ? Tout le reste en découle. Cinq points reviennent dans chaque dossier que nous présentons.

  • La capacité de remboursementLes flux de trésorerie disponibles de l'entreprise rachetée, après rémunération du dirigeant et investissements courants, doivent couvrir les échéances avec une marge de sécurité. C'est le premier chiffre calculé, et souvent le premier point de blocage.
  • L'apport et sa compositionLe montant apporté compte, mais sa structure aussi : fonds propres, quasi-fonds propres, crédit vendeur. Un apport bien construit peut rendre finançable une opération qui semblait hors de portée.
  • La valorisationUn prix trop élevé au regard des résultats se traduit mécaniquement par une dette trop lourde. Nous vérifions que la valorisation est finançable avant que vous ne signiez une lettre d'intention.
  • Le profil du repreneurExpérience du secteur, parcours de dirigeant, équipe en place : la banque finance une personne autant qu'une entreprise, et le dossier doit le montrer.
  • Les garantiesNantissement des titres ou du fonds, caution personnelle, garanties publiques : leur combinaison se négocie, et elle pèse directement sur votre risque personnel.

Parts sociales ou fonds de commerce : ce que change le choix

Quand l'activité est exploitée en société, le vendeur peut céder les titres ou seulement le fonds. La décision se prend avec votre avocat et votre expert-comptable, mais elle conditionne aussi le financement : qui emprunte, sur quelle garantie, avec quel risque.

CritèreRachat de parts socialesRachat du fonds de commerce
Ce que vous achetezLa société entière : actifs, contrats, salariés, dettes.L'activité : clientèle, droit au bail, nom commercial, matériel.
Passif antérieurIl reste dans la société, d'où l'importance de l'audit et de la garantie d'actif et de passif.Il reste en principe au vendeur ; les contrats de travail en cours sont en revanche transférés.
Qui emprunteLe plus souvent une holding de reprise, remboursée par les dividendes.La société qui exploite le fonds, directement.
Garantie principaleNantissement des titres de la société rachetée.Nantissement du fonds de commerce.
Point de vigilanceDettes non visibles au bilan, clauses de changement de contrôle.Durée et conditions du bail, transfert des contrats clés.

Nous ne tranchons pas la question juridique à la place de vos conseils. Nous vous disons laquelle des deux options les banques financeront le plus facilement, et à quelles conditions.

Un dossier financé

Anonymisé, mais raconté tel qu'il s'est passé : le blocage d'abord, le montage ensuite.

Rachat de parts sociales · Santé

[ 0,0 M€ ]

Accord de principe en [ 00 ] jours

Contexte
Deux associés sur trois sortent du capital d'un centre d'imagerie médicale. Le troisième veut garder la main sans s'endetter seul.
Blocage
La banque historique plafonne son concours à [ 00 ] % de la valorisation retenue.
Montage
Holding de reprise, dette senior sur [ 00 ] ans, crédit vendeur sur [ 00 ] mois, garantie publique partielle.
Résultat
Signature [ 00 ] mois après le premier rendez-vous, avec deux banques au tour de table.

Comment nous travaillons sur une acquisition

Un interlocuteur unique, du premier échange au déblocage des fonds.

  1. Premier échange et faisabilitéUn rendez-vous gratuit et confidentiel. Sous 72 heures, vous savez si l'opération est finançable, et à quelles conditions probables.
  2. Montage du dossierPrévisionnels de l'entreprise et, le cas échéant, de la holding, plan de financement, argumentaire : le dossier est construit comme un comité de crédit le lira.
  3. Mise en concurrencePrésentation à plusieurs établissements, sous confidentialité. Vous comparez des offres réelles plutôt qu'une seule réponse.
  4. Négociation jusqu'aux fondsTaux, durée, garanties, conditions suspensives : nous négocions, puis suivons le dossier jusqu'au déblocage, en lien avec votre avocat.

Questions fréquentes

À partir de quel montant intervenez-vous sur une acquisition ?

À partir de 1 M€ d'opération, prix d'acquisition et besoins annexes compris. En dessous, nous vous orientons vers un interlocuteur adapté plutôt que de monter un dossier qui n'aboutira pas.

Faut-il avoir signé une lettre d'intention avant de vous consulter ?

Non, et il vaut mieux venir avant. Vérifier l'enveloppe finançable avant de négocier le prix évite de s'engager sur une valorisation que les banques ne suivront pas.

Combien de temps faut-il pour financer un rachat ?

Il faut généralement compter plusieurs semaines entre le dépôt d'un dossier complet et l'accord de principe, puis le temps de la documentation juridique. Nous vous donnons un calendrier par étape dès le premier échange.

Peut-on financer un rachat avec un apport limité ?

Parfois, oui. Crédit vendeur, garanties publiques et structure de holding adaptée peuvent compenser un apport réduit. Il n'existe pas de règle fixe : tout dépend de la capacité de remboursement de l'entreprise rachetée.

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